Un sapin pas comme les autres à Porto

Un sapin pas comme les autres à Porto

Florence Rolando, autrice de Les Ondes, la 5G et notre santé, nous confie une anecdote qui fait réfléchir, d'autant plus dans le contexte particulier que nous vivons.

Ce matin en me promenant dans les petites rues pavées de Porto, je me suis demandé si j'étais en proie à une hallucination. À la place d'un palmier que j'avais l'habitude de contempler devant un bâtiment historique, se dressait un conifère. En observant l'arbre de plus près, j'ai compris que j'étais face à une imitation synthétique, camouflant dans son branchage une antenne relais peinte en vert.

J'ai vu des images de faux palmiers et de faux sapins aux Etats-Unis sur internet, alors que je faisais mes recherches pour le livre Les ondes, la 5G et notre santé. Dans ma tête ces imitations de la nature destinées à cacher les outils de télécommunication n'allaient jamais débarquer au Portugal, ou alors dans fort longtemps. C'était en 2017 et bien que la 5G était annoncée pour 2020, elle me semblait lointaine. Je me demande si ces arbres de plastique ont aussi poussé dans les villes ou dans les campagnes françaises. 
Cette promenade matinale m'a infligé une piqûre de rappel : ouvrir les yeux, questionner, rechercher, informer, refuser, ne pas se laisser endormir par les illusions, comme la grenouille qui s'habitue à la température croissante pour finir ébouillantée. La 5G, en se superposant à la 3G et la 4G, ajoute une nouvelle couche de pollution à un environnement déjà très toxique, composé de plus de 100 000 produits chimiques présents dans l'air, dans l'eau, dans les maisons, les bureaux, les voitures. 

Nous devrions tous crier “Assez!", surtout dans le contexte de pandémie de COVID qui vient mettre en lumière le déséquilibre créé par un trop plein de production économique, par la perte de biodiversité et par les dérèglements écologiques. De nombreuses études montrent que les molécules chimiques présentes en excès dans l'environnement sont susceptibles d'altérer l'immunité, entraînant un risque pour la santé des populations, avec comme conséquences prévisibles une augmentation de l'incidence des infections, des allergies et des cancers.

Pour rappeler quelques points essentiels de mon livre, la pollution électromagnétique a un effet toxique sur les organismes vivants. Elle contribue au déséquilibre des processus naturels du corps comme la production d'hormones, le flux de calcium cellulaire, la prolifération de bactéries et de levures pathogènes, l'épaississement du sang, la quantité et la qualité des spermatozoïdes, la cassure des brins d'ADN.  
Nos systèmes sont arrivés à saturation, et pour la première fois dans notre histoire récente, les nouvelles générations sont en plus mauvaise santé que celles qui les précèdent. Il n'est pas étonnant, dans ce contexte, que des scientifiques soient en train de se pencher sur le lien possible entre l'augmentation alarmante des taux de cancers colo-rectaux chez la population entre 20 et 30 ans et le port des téléphones portables dans les poches des jeans, en contact avec le système digestif et le rectum. 
N'attendons pas d'avoir toutes les preuves que le mauvais usage de la technologie ou que son usage excessif nous font du mal, pour dire non à tout ce qui menace notre santé et notre bien-être. N'attendons pas pour éteindre le Wi-Fi et les appareils électroniques la nuit, pour mettre les portables en mode avion, loin du corps.

Je souhaite de tout cœur que 2021 soit une année de re-connexion à la nature, de prise de conscience que notre corps est notre temple, et qu'à ce titre il mérite que nous lui apportions des ingrédients non-industriels de qualité, un bon sommeil, de l'exercice physique, les bonnes quantités de minéraux, vitamines, acides gras essentiels, etc. 
Tout sauf une dose additionnelle de pollution.

Florence Rolando

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